Décembre 1996
No 2
Civilisation

Les Japonais débarquent

Catherine P.; Michèle P., Geneviève L., Secondaire 4, école Le Triolet, Sherbrooke.

La semaine dernière, vous avez sûrement aperçu le groupe de Japonais dans la salle publique ou du moins le «flash» de leurs caméras. La délégation japonaise était de passage au Québec pour prendre connaissance des points forts de notre système scolaire et ainsi les appliquer au Japon. Nous avons eu l'opportunité de les rencontrer et de leur poser nos questions.

L'école au Japon

Contrairement à nous, les Japonais débutent les classes au début d'avril et les terminent à la fin mars. Leurs vacances d'été ont lieu du 21 juillet au 31 août tandis que celles d'hiver sont semblables à notre congé des Fêtes. Notre semaine de relâche équivaut à leur période transitoire entre deux années scolaires. En tout, cela leur fait 222 jours d'école. Et nous qui nous plaignons avec nos 180...

Au Japon, les jeunes étudient les maths, l'histoire du monde, l'économie familiale, l'anglais et, évidemment, le japonais. Les arts (calligraphie, musique et arts plastiques) occupent une place importante de même que le cours d'éducation physique qu'ils suivent trois heures semaine. Parmi les sports pratiqués figurent entre autres le base-ball, la balle molle et le volley-ball. Vous ne serez sûrement pas surpris d'apprendre qu'il y a plus de garçons que de filles qui y participent...

À l'opposé de notre système, les jeunes demeurent dans le même local, avec le même groupe, alors que ce sont les profs qui se déplacent. La prise de présence n'a lieu qu'une seule fois par jour, le matin. La mentalité des jeunes Au Japon, les adolescents ont beaucoup moins de liberté d'expression qu'ici. Ils doivent être rangés aux idées de la direction, car les rebelles sont très mal vus. Les vêtements ne peuvent être leur moyen d'expression, car on les oblige À porter un uniforme. Cependant, ils trouvent quand même une façon d'afficher leur personnalité en racourcissant les jupes ou, pour les garçons, en baissant leurs pantalons, un peu comme le font les «skaters» d'ici.

Monsieur Sato, le porte-parole du groupe, nous a dit qu'il trouvait que nous, les adolescents québécois, étions beaucoup moins respectueux envers l'autorité que nos homologues japonais. De plus, leur taux de décrochage est moins élevé que le nôtre. En effet, seulement 2 % des étudiants quittent l'école au niveau collégial et 1 % au primaire et secondaire, en grande partie À cause des maladies. Avant de nous quitter, les Japonais nous ont avoué qu'ils avaient un penchant pour le Québec. À leur avis, le Canada est un pays magnifique que nous devrions faire connaître aux autres cultures. Ils ont bien apprécié leur voyage et souhaitent revenir bientôt. Sayonara !


Vous avez des commentaires sur cet article ? écrivez dans le courrier des lecteurs !
Vous avez des commentaires sur CyberPresse ? écrivez-nous !
©CyberScol et CRDP de Poitou-Charentes
Révisé le 18 décembre 1996