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Mai 1998
Numéro 10

Actualités

Mines antipersonnel

Marie-Laure D.,  Jocelyn D.,  Jefferson C. , 16 ans,
Seconde 1, Collège-Lycée La Mennais - Papeete, Tahiti, Polynésie française

 

MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL MINES ANTIPERSONNEL

DEFINITION:

Les manuels militaires définissent la mine antipersonnel comme un engin pyrotechnique conçu pour être déclenché par une action involontaire de l'ennemi, afin de provoquer la mise hors de combat du personnel. Le dictionnaire Larousse définit la mine antipersonnel comme engin de guerre conçu de manière à faire explosion lorsqu' un homme passe à proximité.

LOCALISATION DES PAYS LES PLUS TOUCHES:

Aujourd'hui 110 millions de mines antipersonnel actives restent enfouies dans le sol d' environ 70 pays. Certains sont particulièrement atteints, notament avec 20.5 millions en Afrique, posés surtout en Angola, Mozambique, Erythrée, Somalie et Ethiopie, avec 21 millions au Moyen-Orient en Irak , Afganistan au Cambodge, Vietnam, Birmanie.

QUI EN PROFITE DU POINT DE VUE MILITAIRE ET ECONOMIQUE?

Chaque année entre 5 et 10 millions de mines antipersonnel sont fabriquées dans le monde. Près de 500 millions l'ont été depuis 25 ans par plus de 50 états.

Aux principaux producteurs qui étaient l'U.R.S.S, les Etats-Unis, l'Italie...et, plus généralement les pays occidentaux qui sont avancés technologiquement, se sont ajoutés de nombreux pays en voie de développement (Pakistan, Egypte, Irak...).Plus de 20 états ont signé un accord leur interdisant la production de mine-antipersonnel.

Ce qui pousse les pays à produire des mines antipersonnel est leur faible coût de fabrication et le peu de technique necessaire.D'autre part, après les mines non-d2tectables, la recherche se concentre aujourd'hui sur les mines dispersables et programmables dites "intelligentes".La finalité est claire: préparer la future génération de mines.

COMMENT LES GENS SE FONT-ILS PIEGER ?

Il faut savoir que 81% des victimes sont des civils...

La manipulation de ces armes, par des personnes non expérimentées, a déjà fait d'innombrables victimes parmi les enfants qui jouent avec les objets qu'ils trouvent, mais aussi les adultes qui, dans un contexte d'extrême pauvreté, cherchent à récupérer les parties métalliques de ces munitions pour les revendre.

QUELS SONT LES DEGATS ?

SOCIAL: De nombreuses victimes meurent sur place en se vidant de leur sang, ou en attendant un moyen de transport vers un centre hospitalier.Le plus souvent, celles qui survivent à l'explosion doivent subir une amputation.

Au Cambodge, 35 000 personnes sont amputées après avoir étés fauchées par une mine.En Angola elles sont au nombre de 70 000.

Des familles entières sont brisées et réduites à la misère lorsque le chef de famille, mutilé par une mine, ne peut plus travailler et assurer la survie quotidienne de ses proches.Des zones entières sont condamnées à la désertification pendant plusieurs générations.

ECONOMIQUE: Les mines rendent inexploitables de vastes étendues de terres agricoles, ravageant l'économie et l'environnement. Le redémarrage économique de ces pays est fortement hypothéqué par la prolifération de mines antipersonnel, malgré le retour de la paix.

-Une personne est mutilée ou tuée par une mine toutes les 20 minutes.

- 1 million de victimes en 20 ans.

-Chaque année, 26 000 personnes  sont victimes des mines.

COMMENT LES DESAMORCER ?

Aujoud'hui on pose plus de mines qu'on en enlève: en 1993  par exemple 100 000 mines ont été enlevées alors que dans le même temps 2.5 millions ont été posées.

Le déminage est une activité lente et dangereuse. Son résultat n'est fiable que si les opérations sont réalisées manuellement, mètre carré par mètre carré: qu'il reste une seule mine dans un champ et le danger persiste.

Bien souvent les programmes de déminage financés par de grandes agences internationnales ne concernent que les infrastructures et les grands axes stratégiques (routes, ponts...) délaissant les alentours des villages, les pâturages et toutes zones où se déroulent la vie quotidienne de la population. De plus en plus d'O.N.G s'intérressent à la pratique du déminage "de proximité" celui qui permet aux villageois d'exploiter de nouveau leurs champs.

Mais le déminage coûte cher et les états ne se bousculent pas pour le financer.A l'occasion de la conférence internationale, réunie à Genève en juillet 1995, le Département des Affaires Humanitaires de l'O.N.U, n'a réussi à rassembler que 20 millions de dollars sur les 75 millions attendus pour l'alimentation de "fonds pour le déminage".Le secrétaire général des Nations Unis estime quant à lui que 33 millions de dollars seraient nécessaires pour désamorcer toutes les mines antipersonnel actuellement en place.

-Coût d'une mine: entre 3 et 10 dollars.

-Coût de son enlèvement: 300 à 1000 dollars.

COMMENT LUTTER ?

Une seule solution: l'interdiction totale.

Sans renoncer à long terme au principe d'une réglementation et d'un contrôle international sous l'égide  de l'O.N.U, la solution passe aujourd'hui par l'engagement de chaque Etat et à la mise en oeuvre de mesures unilatérales.

L'emploi des mines antipersonnel bafoue les règles du droit international humanitaire.En effet, les règles du droit international humanitaire imposent en cas de conflit de faire la distinction entre civils et combattants.Il interdit aussi l'emploi d'armes provoquant des dommages excessifs par rapport au but militaire recherché.Or, ces notions caractérisent précisément la spécificité des mines antipersonnel.

Les principales O.N.G de la campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel se sont réunies à Franckfort, du 19 au 22 février 1997.Cette réunion a rassemblé 70 participants de 40 pays. Démontrant explicitement sa mobilisation jusqu'à son objectif final. La campagne a décidé la création d'un fonds permettant d'accueillir l'argent du prix Nobel de la paix, nécessaire à la poursuite de son objectif: l'élimination totale des mines antipersonnelles de la planète.Plusieurs décisions ont étés prises par les O.N.G, notamment le traité d'Ottawa.Le prix nobel de la paix prendra tout son sens lorsque le traité d'Ottawa épargnera vraiment des vies.Il faut savoir que 123 pays ont signé pour le traité d'Ottawa, alors que 18 pays n'ont pas signé le traité dont les Etats-Unis, première puissance mondiale.

La princesse Diana a beaucoup participé à l'aide aux enfants mutilés.

CONCLUSION

Ces "armes sans maître" sont déclenchées au hasard, par les victimes elles-mêmes, des années, voir des dizaines d'années après la fin des conflits.

Pendant la durée de la production de notre article, huit personnes environ, dans le monde, ont été tuées ou mutilées par des mines antipersonnel...     

SOURCES

Périodiques: La Vie, 27 novembre au 3 décembre 1997, n°2726

                   Science & vie junior, octobre 1995, n°74

                   Dictionnaire Hachette

                   Dictionnaire Larousse 1997

                    Dictionnaire Axis

                    Internet: http://www.handicap-international.org/



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